
C’est maintenant un concensus scientifique établi, n’en déplaise à certains. L’émission par l’homme de gaz à effet de serre (GES) menace directement l’équilibre climatique de la planète. L’un des postes d’émission de ces GES est l’alimentation. Comment réduire les GES de nos assiettes ?
L’effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la vie humaine serait impossible sur terre. Le principe : des gaz retiennent une partie de la chaleur accumulée sur terre et lui permettent d’atteindre les températures que nous connaissons.
Le problème : l’émission, par l’activité humaine, d’une trop grande quantité de ces GES menace de détruire l’équilibre climatique qui a permit à l’Humanité de vivre sur la planète.
Les consommateurs des pays riches sont infiniment plus responsables, quantitativement parlant, de la surémission des GES. Transports, consommation énergétique, gestion des déchets mais aussi alimentation sont parmi les postes d’émission les plus importants.
De l’effet de serre au bout de la fourchette ? Oui. Mais il est possible de limiter l’impact de notre alimentation sur le dérèglement climatique en suivant au mieux quelques principes simples.
CONSOMMER LOCALEMENT, AGIR GLOBALEMENT
Consommez des aliments produits localement permet évidemment de réduire l’impact des transports dans notre alimentation.
Songez qu’un yaourt aux fraises, si l’on cumule les trajets effectués par les différents produits qui le composent, a pu parcourir 9000 km avant d’arriver dans votre frigo (chiffres : Greenpeace France).
Y A PLUS DE SAISONS !
Conservation, ou énergie pour chauffer les serres, consommer des fruits et légumes en dehors de leur saison normale de production a un coût environnemental.
MOINS D’EMBALLAGES
Préférez les produits les moins emballés. Le coût écologique du suremballage se situe au niveau du traitement des déchets, mais aussi au niveau du transport et de la fabrication même de ces emballages.
Vive les produits en vrac !
NON A L’UNIFORMISATION
Une belle pomme bien ronde, des carottes bien calibrées… L’uniformisation tend à mettre au rebus toute marchandise agricole qui ne rentre pas dans les normes du marketing. Quel gâchis !
L’HUMAIN N’EST PAS UN CARNIVORE
L’être humain est un animal omnivore. Notre surconsommation de viande et de matières carnées tend à développer l’élevage intensif, très émetteur de GES.
Préférez aussi les viandes blanches aux viandes rouges.
RIEN DE TEL QUE LA CUISINE MAISON
Conservation, emballage, les plats préparés et les plats congelés sont très gourmands en énergie (conservation) et en transports.
VIVE LES COMMERCES DE PROXIMITE
Que de kilomètres en voiture pour faire nos courses. A pied, en vélo, les commerces de proximité sont beaux. Faites le calcul des coûts de votre voiture pour aller au supermarché, l’addition sera différente.
MOINS D’ENERGIE POUR CUISINER
Cuisiner à la maison, c’est bien. Encore faut-il penser à réduire les dépenses énergétiques de nos cuisines. Préférez les appareils à faible consommation, couvrez vos casseroles ou éloignez votre frigo des sources de chaleur.
d’après un document de Greenpeace France




